Imprimer du chocolat en 3D, c’est possible !

Photographie de chocolat imprimé en 3D

Avec la réduction des coûts d’impression et à la miniaturisation des machines, on parle de plus en plus de l’impression 3D qui permet de fabriquer des objets et des pièces à partir d’un modèle numérique. Santé, industrie, artisanat : de nombreux secteurs d’activité tirent déjà profit du potentiel incroyable et encore méconnu de cette technologie.

En fait, elle existe depuis plus de 30 ans mais elle était plus connue sous le nom de « prototype rapide ».

Le principe ? A l’inverse de l’usinage qui enlève de la matière à partir d’un bloc, l’imprimante 3D dépose de la matière couche par couche. C’est cette technique qui permet de fabriquer des objets difficilement réalisables, voire impossibles avec des moyens conventionnels, et qui peut permettre à la suite une fonte à la cire perdue. Des possibilités qui intéressent les bijoutiers, les prothésistes dentaires, les artisans d’art…mais aussi les pâtissiers et les chocolatiers car si l’on donne du sucre ou du chocolat à une imprimante 3D, elles fabriquera des confiseries aux formes incroyables !

Réalisées le plus souvent pour de l’ornementation de gâteaux, les pièces issues de l’impression 3D alimentaire sont impossibles à reproduire à la main. Les matières premières ne sont pas transformées biologiquement et leurs goûts ne changent pas. Pour le chocolat, le véritable défi est sa résistance à la chaleur. Associée à un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur) dans lequel sont programmés les objets à réaliser, l’imprimante devra doser la température du chocolat aux différentes étapes de la sculpture afin de le garder suffisamment malléable et en superposer différentes couches.

Le marché des imprimantes 3D alimentaire est encore jeune. S’il est largement exploité par les laboratoires de la NASA et du MIT, sur le plan commercial, les constructeurs se comptent sur les doigts d’une main : ChocEdge propose son imprimante « ChocCréator » (3500 €), Natural Machines a lancé la « Foodini » (1200 €) et 3D Systems, la « Gumlab » (spécialisée dans l’impression de chewing-gum ; 7000 €).

Mais l’impression 3D grand public n’est à priori pas encore pour demain : il y a en effet trop d’étapes à réaliser avant de lancer une impression et de manger sa production. Il faut d’abord que les aliments soient chauffés avant de pouvoir remplir les cartouches de matières… Mais il y a un avantage que voient les spécialistes : ce sera une production « zéro déchets » puisque une imprimante ne consomme que ce qui a été programmé.

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